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Quelles sont les principales émotions ?

Dernière mise à jour : 25 mars




Certaines situations peuvent être déroutantes, agaçantes voire même paralysantes !


Lorsque l’on ne comprend pas la réaction de l’enfant face à une situation qui peut paraître peu importante pour l’adulte.

Sa réaction ou ses émotions nous paraissent alors disproportionnées.

Il se jette par terre dans un magasin parce que vous refusez de lui acheter ce qu’il désire.

Il pleure parce que vous lui demandez de ranger ses jouets pour passer à table…

Lors de ses premiers mois de vie l’enfant n’est pas encore en capacité de gérer ses émotions.


Son développement cérébral et cognitif n’est pas encore mature.

Celles-ci sont alors vécues avec une grande intensité.

Les émotions qu’il nous montre vont être l’un des premiers moyens de communication et permettent de rentrer en relation avec l’entourage.


Quelles sont les principales émotions ?





La joie – la tristesse – le dégoût – la peur – la colère – la surprise.


Ces émotions sont présentes dès les premiers mois de la vie.

Ce n’est que plus tard, vers 15/24 mois que se construisent les émotions liées à la conscience de soi, comme la gêne ou encore la jalousie.

Voyons la situation à travers les yeux de l’enfant pour tenter de mieux le comprendre, quelques questions peuvent nous y aider :

  • Quel est son vécu ?

  • Que s’est-il passé ?

  • Que dit-il à travers son corps/la parole ?

  • Quel message ai-je envie de lui transmettre ?

  • Quel est mon objectif ?

L’enfant interprète une situation à sa manière en fonction de son stade de développement, ses expériences et ses émotions.

S’occuper de l’autre, prendre soin de lui et se sentir responsable d’un être dépendant n’est pas chose facile !

Surtout devant l’intensité des émotions qu’il ressent.


Comment agir face aux émotions de mon enfant ?


La découverte et le développement des neurosciences nous permettent aujourd’hui de savoir que l’enfant est sensible aux attitudes bienveillantes et encourageantes. Les capacités empathiques de l’adulte vont donc avoir besoin d’être mobilisées.


L’empathie permet de comprendre ce que l’autre ressent sans pour autant se sentir submergé par ces mêmes émotions.

C’est ce qui va être important pour être en capacité de l’accompagner.


Prendre les émotions de l’enfant au sérieux


L’enfant a besoin d’attention et d’être reconnu dans ce qu’il ressent pour pouvoir grandir et se construire.

Consoler « ne signifie en aucune manière arrêter les pleurs.

Consoler, c’est donner de l’attention, soulager des tensions résultant d’expériences passées ou présentes. Cette acceptation des pleurs ne va pas de soi et il n’y a malheureusement pas de recette pour l’intégrer ».

Lui dire : “Ce n’est pas grave” dans une situation qui le met très en colère ou le rend triste ne va pas correspondre à sa réalité du moment.

Ce qu’il vit est grave pour lui.

Des paroles tel que : “ Je comprends que tu sois triste…” ou encore “Je ne comprends pas pourquoi tu cries mais je vois que cette situation te mets en colère…” vont pouvoir favoriser le dialogue.

Elles vont offrir à l’enfant la possibilité de s’exprimer ou du moins de se sentir compris (s’il n’a pas encore accès à la parole par exemple).


Transposer l’émotion en mots


L’enfant de moins de 2 ans n’est pas encore en capacité de les identifier, de les comprendre ni même de les gérer.

Cela va donc favoriser son apaisement. Un travail bien difficile, particulièrement lorsqu’il n’a pas encore accès à la parole.

L’adulte va donc être le seul à pouvoir tenter de comprendre et de mettre en mots ces émotions toujours avec respect et bienveillance.

Les enfants s’imprègnent et apprennent des comportements des personnes qui les entourent. Vous êtes donc un guide pour lui : l’écouter pour qu’il sache écouter l’autre à son tour.


S’adapter à l’enfant


Plus l’enfant est jeune, plus il sera nécessaire d’utiliser des phrases courtes et simples afin de lui transmettre un message clair et compréhensible pour lui.

Lors des premières évolutions de l’enfant dans la gestion de ses émotions, il peut être intéressant de valoriser les efforts et réussites (sans en faire trop !). Il s’agit ici, de le soutenir dans son développement et de lui montrer que vous avez confiance en sa capacité à évoluer.

Dans certaines situations, lorsque l’enfant se roule par terre, crie, tape, montre sa colère… la communication avec lui est alors impossible.

L’isoler ne fera que nourrir l’insécurité qu’il peut ressentir lorsqu’il est submergé par ces émotions indomptables.

Vous ne pouvez alors que rester près de lui et assurer sa sécurité physique. Il est alors possible d’intervenir lorsque vous pourrez communiquer avec lui et parler de ce qui vient de se passer.


Quelques supports pour accompagner les émotions


Les livres :

Peuvent accompagner l’enfant dans sa compréhension des émotions (comment on peut les identifier à travers le corps, qu’est-ce qu’elles signifient ? )

Exemple : quand je suis en colère: je deviens rouge, mes sourcils se froncent et j’ai envie de crier.

Ils montrent également à l’enfant à travers ses personnages qu’il n’est pas le seul à se sentir submergé parfois, que ces émotions sont légitimes et qu’il peut trouver les moyens de les dompter.


Le jeu:

Il en existe de nombreux, vous n’aurez que l’embarras du choix.

Ils permettent de se questionner et de s’identifier : qu’est-ce que cet enfant semble ressentir ? Pourquoi ?…


Des espaces pour se défouler :

Courir, crier… et d’autres pour se relaxer et se sentir en sécurité.

Vous l’aurez compris, l’enjeu ici n’est pas d’éviter toute situation pouvant créer tristesse, colère… bien au contraire !

Exprimer ses émotions est nécessaire au développement de l’enfant.

Cela n’a rien de dangereux mais permet de libérer les tensions et de revenir à un état d’équilibre.

S’exprimer permet de s’affirmer et de devenir soi.

Nous cherchons plutôt à accompagner l’enfant dans la compréhension des émotions qu’il est en train de ressentir et qu’il les identifie comme légitimes.

Ainsi, il pourra ensuite apprendre à les gérer notamment en faisant face à la frustration.

Cela demandera du temps et un accompagnement.

Plus facile à dire qu’à faire !

Pour être épaulé dans cette démarche, vous pouvez faire appel à des professionnels de la petite enfance. A vos côtés, ils vous aident à rétablir un équilibre dans votre vie de famille.


Les émotions de l’enfant : prendre du recul

Je pense qu’il est important de mettre cette démarche dans un contexte car si l’expression des émotions est de plus en plus mise en avant, pour certaines familles qui culturellement n’ont pas évolué dans cette démarche, cela peut être compliqué.

En effet, chaque famille définit ses codes et parfois il n’est pas dans la norme de montrer ses émotions en public par exemple.


Si toutefois vous vous trouvez en difficulté et que vous vous questionnez à ce sujet …

Je peux vous accompagner en toute bienveillance et vous donnez quelques pistes !

N’hésitez pas à m’envoyer un message via Messenger.

A très bientôt !


Myriam Charles-Alfred

Coach Parental

"Mymy à votre écoute"


my.charlesalfred.coachparental@gmail.com

www.myriam-coachparental.com


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