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"Le terrible two", ou la période d’opposition




Ça a commencé petit à petit il y a maintenant 20 Ans et croyais moi, je m'en souvient encore …

Je me disais que mon petit bout d’amour traversait sûrement une période difficile pour lui, puisqu’il criait et se mettait en colère de plus en plus souvent. Je me remettais en question : « Peut-être que je ne lui prête pas assez d’attention ?

Peut-être que ma requête était trop stricte ?

Peut-être que je me suis mal exprimée ?

« Terrible two » !


Mais qu’est-ce que donc que le terrible two ?

Si ton enfant a moins de deux ans, tu n’en as peut-être jamais entendu parler …

Il s’agit d’une période où l’enfant s’oppose à ses parents, en se mettant en colère, en criant (voire en se roulant par terre, etc.).

En quelques semaines, tu passes d’un adorable chérubin à une sorte d’ado en couche-culotte !

Allez, je te cite quelques exemples, pour que tu visualises bien ce que ça peut-être au quotidien :

– Un « Tiens, mon petit bonhomme, voilà un verre d’eau. » provoque des cris, parce que le verre est bleu alors qu’il en voulait le rouge.

– Les « Non ! » se multiplient : « Je n’ai pas d’idée de repas pour ce midi.

Tu veux manger des pâtes ? » (non) « Tu veux manger du cake aux légumes? » (non) « Tu veux manger des épinards? » (non), etc.

– Les grosses colères m’ont parfois prises de court… voire même faites paniquer : « Maman, jouer » (= » Maman, peux-tu venir jouer avec moi s’il te plait ? ») Attends-je finis de couper les carottes, et j’arrive » …


Et là, Hurlements roulage par terre, pleurs, etc.


Mais pourquoi l’enfant traverse cette dure période ? Tout simplement pour grandir !


C’est une étape normale, saine pour lui.

Aux alentours de 8 mois, le bébé prend conscience qu’il est un être à part entière, que « Maman n’est pas moi ».


Entre 2 et 3 ans, nouvelle étape : l’enfant comprend que s’il est différent de sa maman, il peut donc évoluer selon ses propres désirs !

A cette période, l’enfant a acquis déjà de nombreuses compétences (langage, motricité, etc.) et se sent capable, confiant et curieux.


Or, ses parents balisent son univers d’interdits et de contraintes pour sa sécurité : quelle frustration !!

En s’opposant à ses parents, l’enfant clame son indépendance et sa différence, et montre qu’il est capable, lui aussi, de décider.

Cette étape est donc nécessaire pour lui : il pourra ainsi aller vers les autres et gagner en autonomie !

– Pour le choix de la couleur du verre d’eau : Je lui ai dit d’une voix douce : « oh mince, tu voulais le verre rouge ?!


Tu l’auras à table ce soir, promis ». Ô miracle, cela l’a apaisé.

– Pour les « Non » intempestifs, avec le recul, que je n’aurais pas dû lui donner autant de choix : c’était une période où il aime dire « non ».


J’ai proposé deux petits choix : pour ce soir, tu préfères un cake aux légumes ou des épinards ? ». Ça a bien marché !

– Pour la grosse crise de colère, qui m’avait vraiment surprise, je m’étais dit qu’il voulait juste avoir un peu de pouvoir à la maison.

Pour la petite histoire,

Cette crise de colère s’était produite à une période où nous étions un peu speed à la maison, et où, mon mari comme moi-même, n’avions pas trop accordé d’attention à notre petit « bout d'amour ». Je pensais donc, et pense toujours, que cette colère était une manière pour lui d’avoir un semblant de contrôle sur sa vie.

Du coup, je me suis mise à son niveau, je l’ai écouté… et, je ne sais pas si j’ai bien fait, mais j’ai cédé, je lui ai accordé ce moment de jeu qui semblait si important pour lui.

"Je ne pense pas que céder de temps en temps soit du laxisme. Poser une loi pour le plaisir de poser une loi, où est l’intérêt ? "

qu’en pensez-vous ???


Mais il y a eu aussi toutes les fois où je n’étais pas à son écoute.

Fatiguée. Usée. Ou tout simplement pas assez disponible pas connectée sur le sujet« terrible two » !

Et cela est arrivé très souvent ! Bah oui, je suis éducatrice de jeunes enfants, surtout maman et avant tout humaine !

A ces moments-là, je veillais juste à limiter la casse, en lui disant que je n’étais pas trop disponible pour lui (et que ce n’était pas de sa faute, bien sûr !) et en parlant de moi : par exemple, j’évitais les « tu es fatiguant, ce soir ! », et je préférais les « je suis fatiguée, ce soir ! ».

Parfois, cela ne suffisait malheureusement pas, et là… je serais les dents (ou mon mari, s’il était présent, prenait la relève).

Bref, je ne pense pas qu’il y ait de solution miracle pour ce fameux Terrible Two.

Juste essayer de communiquer au plus près de ses émotions, sans dénigrer l’autre… Un vaste programme, n’est-ce pas ?


Voilà les lectures qui pourrons vous aider pour le terrible two :

Au cœur des émotions de l’enfant de Filliozat

Ecouter pour que les enfants parlent, parler pour que les enfants écoutent de Faber et Mazlish

J’ai tout essayé de Filliozat


Si toutefois vous vous trouvez en difficulté et que vous vous questionnez à ce sujet ...


Je peux vous accompagner en toute bienveillance et vous donnez quelques pistes !


N'hésitez à m'envoyer un message via Messenger !


A très bientôt !


Le 18/10/2021

"Mymy à votre écoute"

Coach Parental

Myriam Charles-Alfred

Educatrice de Jeunes-Enfants

07 49 22 87 52

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